
Psychanalyse à Sainte-Foy
Séances de psychanalyse en bureau privé
Qu’est-ce que la psychanalyse, aussi nommée cure-type?
La psychanalyse est une voie d’exploration et d’expression des processus psychiques profonds qui échappent à la conscience et à la volonté de la personne. Elle renvoie à la prémisse que les symptômes, souffrances ou répétitions d’une personne sont issues de l’expression d’un impossible-à-dire, de quelque chose qui est devenu énigmatique en soi et qui échappe à la personne, mais qui demeure tout de même déchiffrable à partir du dispositif d’exploration de l’inconscient qu’on appelle la psychanalyse. Ce dispositif vise à ouvrir une voie d’expression afin d’explorer et de donner voix à ce qui n’a jamais pu être dit ou exprimé. Cette méthode conçoit la souffrance ou les symptômes psychiques comme résultant des déviations de l’énergie psychique, comparables à une rivière déviée inondant les terres. Ces symptômes souvent envahissants seraient alors porteurs d’un message enfoui, codé et énigmatique qui résulte d’une parole n’ayant jamais pu trouver de voie pour se dire. Cette parole coincée ne parvient alors pas à s’écouler librement, puisqu’il n’y a pas eu d’espace pour son expression. La psychanalyse se présente comme la garante de cet espace qui n’a jamais pu être offert. En soutenant la création d’un nouveau canal pour libérer cette parole, la psychanalyse permet ainsi de rétablir un équilibre, une harmonie intérieure. Contrairement à la psychothérapie, la psychanalyse ne vise pas la disparition du symptôme ou des souffrances psychiques, mais leur allègement et le soutien de l’analysant pour qu’il les transforme, qu’il en fasse quelque chose qui ne l’entrave plus et ne le « noie » plus. En ce sens, la psychanalyse ne vise pas l’adaptation sociale ni la guérison psychothérapeutique. Son but est d’atteindre l’équilibre psychique, et l’apaisement de la souffrance et des symptômes s’y ajoute de surcroît.
La psychanalyse permet à l’analysant d’explorer les conflits intrapsychiques et suppose qu’un nombre importants de paramètres soit alignés, notamment le fait de consulter en présentiel puis à un rythme soutenu. Avant d’y accéder, quelque chose doit aussi s’être préalablement quelque peu transformé dans le psychisme de la personne et sa vision du monde lors des premiers entretiens, qui peuvent se dérouler sur un laps de temps plus ou moins long. Cette méthode nécessite ainsi que le processus ait évolué d’une manière qui soit favorable au dispositif, et la déployer suppose l’absence de contre-indications, qui peuvent être nombreuses. En effet, une étude a déjà nommé qu’à Montréal, moins de 10% des clients qui consultent un praticien pouvant faire une psychanalyse au sens strict se retrouvent effectivement dans ce dispositif, la plupart suivant plutôt ce qu’on appelle des psychothérapies d’inspiration psychanalytique adaptées à la spécificité de leur situation, et souvent en face-à-face. Lorsque la psychanalyse s’installe, cela suppose que le client soit prêt, qu’il ait franchi une étape, et que la psychanalyse soit indiquée pour ses particularités. Il peut ensuite y avoir passage du dispositif face-à-face au dispositif divan-fauteuil et de longs moments de silence de la part de l’analyste, toujours dans le souci de mettre en place les conditions nécessaires à l’exploration de l’inconscient et de ce qui échappe à la conscience dans le discours déployé. Les séances de psychanalyse peuvent parfois durer 45 minutes et être à un rythme hebdomadaire, mais il est souvent utile de les raccourcir à 30 minutes, voire même un temps plus court, en vue de les proposer d’une manière plus fréquente : (ex : bihebdomadaire). Il peut arriver, dans certaines psychanalyses avancées, que certaines séances soient à durée variable, celles-ci gagnant à s’arrêter rapidement sur un mot issu d’une association pour permettre que quelque chose puisse perlaborer hors-séance.
Comment se déroule une psychanalyse?
Des rencontres hebdomadaires d'une durée de 45 minutes ou des séances bihebdomadaires d'une durée de 30 minutes chacune sont préconisées pour assurer un soutien constant et continu aux personnes en processus d'analyse. Cette fréquence hebdomadaire est incontournable pour l'efficacité de la psychanalyse, notamment :
- Pour que l'inconscient puisse trouver un espace suffisant pour se frayer un chemin;
- Pour éviter que les soucis du quotidien en viennent à trop ensevelir le processus de régression psychique laborieusement instauré, régression continue incontournable pour favoriser la constance du déploiement libre de l'inconscient;
- Pour consolider la relation inconsciente qui se tisse entre l'analyste et l'analysant;
- Pour donner une priorité au processus dans l'horaire de l'analysant, ce qui approfondit son engagement dans la démarche.
La psychanalyse vous engage sur un long chemin où des transformations intérieures peuvent s'effectuer en profondeur, mais de manière progressive. La durée de chaque psychanalyse varie en fonction des transformations souhaitées par l'analysant et des enjeux rencontrés en cours d'analyse. La fréquence hebdomadaire ou bihebdomadaire demeure cependant essentielle à votre processus d'analyse.
Pour que le processus d'analyse fonctionne, il faut accorder le temps nécessaire à l'exploration de sa vie intérieure. Certaines psychanalyses durent 3 ou 4 ans, d'autres peuvent durer jusqu'à 10 années ou plus, bien que sur ces très longues périodes, les tranches d'analyse sont souvent entrecoupées de pauses. Une psychanalyse est plus longue lorsqu'elle est associée à un désir de continuité ou de travail constant sur soi-même.
La psychanalyse peut souvent s'avérer indiquée pour des souffrances telles que :
- Anxiété sociale
- Culpabilité récurrente
- Dépression
- Deuil
- Difficulté à s'affirmer
- Dysfonctions sexuelles
- Épuisements professionnels à répétition dans des milieux différents
- Manque d'estime de soi, honte
- Phobies
- Problèmes relationnels récurrents
- Quête de soi, questionnements identitaires, existentiels ou spirituels
- Traumatismes divers dans l'enfance
- Troubles anxieux et crises de panique
- Troubles de l'alimentation d'intensité légère
- Troubles de l'attachement
- Troubles dissociatifs ou sensoriels épisodiques et légers
- Troubles obsessionnels-compulsifs et indécision
Bienfaits de la psychanalyse
Accueil profond de son intériorité
Dans un monde envahi par la recherche de recettes miracles pour traiter les symptômes de souffrances psychologiques sans forcément prendre le temps d’en explorer et d’en exprimer les racines, la psychanalyse se démarque en offrant aux analysants un espace pour entendre et pour découvrir les messages inconscients derrière leurs souffrances, et ce, à leur rythme. La psychanalyse est également bénéfique pour les individus qui cherchent à explorer en profondeur leurs expériences antérieures et à faire des liens avec leurs difficultés actuelles.
Lucidité face à soi-même, expérience de vérité
L’exploration en profondeur de l’inconscient et de l’origine des souffrances aide l’analysant à entendre ce qui cherche à se dire en lui à travers de ce qui lui échappe lorsqu’il déploie sa parole. Cela lui permet de donner voix à ce qui le dirige inconsciemment et à son insu, afin de prendre contact avec ses vrais élans et ses conflits intérieurs cachés.
Atténuation et pacification des symptômes
La démarche psychanalytique offre à l’analysant un espace de parole pour exprimer ce qui n’a jamais pu se dire en lui. En soutenant la création d’un nouveau canal pour favoriser l’écoulement de cette parole, la psychanalyse permet ainsi de rétablir un équilibre, une harmonie intérieure qui mènera éventuellement à une pacification de la souffrance et des symptômes psychiques.
Amélioration des relations interpersonnelles
La psychanalyse peut aider l’analysant à développer des relations plus harmonieuses et épanouissantes avec autrui en lui permettant de se libérer de l’assujettissement aux désirs des autres et des conséquences relationnelles impliquées.
Canaliser ses impulsions
La psychanalyse permet à l’analysant de creuser d’autres voies d’expression que les agirs pour exprimer ce qu’il vit intérieurement. La démarche ne vise pas à prôner la simple inhibition ou la rétention de ces agirs, mais envisage plutôt une mutation du mode d’expression d’aspects inconscients qui peuvent s’exprimer par des agirs impulsifs.
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Comment commence-t-on une psychanalyse?
Le processus analytique commence après une phase plus ou moins longue en psychothérapie psychodynamique-analytique. C’est après avoir passé un certain temps en psychothérapie qu’un patient peut entrer et s’engager dans un parcours psychanalytique, à condition que certains éléments permettant de proposer une psychanalyse émergent de cette première séquence thérapeutique.
À mon sens, ce sont les obstacles et les enjeux rencontrés au cours d’une psychothérapie qui déterminent si une psychanalyse s’enclenche ou non. La relation thérapeutique qui s’installe entre l’analyste et l’analysant est également déterminante pour qu’une psychanalyse puisse être envisagée.
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